Elles sont là
Quand l'automne
Prend ses airs de printemps
Quand le printemps
Laisse fleurir nos sentiments
Quand l'été brille
De ses crépuscules dorés
Elles sont là
Pour offrir à nos regards
Le vin des désirs
Elles sont là
Pimpantes, ouvertes sur la rue
Ombragées, éclatantes
Au bord des plages
Ou des orages
Elles sont là
Laissant traîner des mots chavirés
Des regards amoureux
Des peaux bronzées
Elles sont là
Floraison de la vie
Du temps qui se prélasse
Et du temps qui passe
A refaire le monde
Un verre à la main
Elles sont là
Et les passants y jettent
Des regards curieux
Les terrasses de café
Sont le théâtre de la frivolité
Où se jouent les promesses
A l'ombre des caresses
Un dernier instant secret
Un dernier baiser volé
Dont mes lèvres goûtent
L'infini volupté...
Ce qui me rend gaie
ce qui me rend gaie

Une
plage, des voiliers au vent, des chevaux, marcher dans le sable, un
rire, la voix de Dane, ses mots échevelés, une musique comme un peu
d'ivresse, un Michoko qu'on laisse fondre sous la langue, le croissant
du matin et l'odeur du café, ce plaisir du goût qui s'éveille. Un parfum
sur ma main, un foulard en soie, un regard qui cherche le désir, la
saveur d'une caresse. Le bonheur de gagner au jeu, plaire après 50 ans,
porter une robe rouge, voir des roses d'Equateur étirer leurs longues
tiges dans un vase de cristal. Voir des gens heureux, regarder mon
coiffeur travailler, écouter un beau discours, écrire une lettre
d'amitié, raconter des souvenirs à celui que l'on connait à peine,
trouver une nostalgie douce, dire "j'aime la mélancolie au lit", tenir
un stylo dans sa main, écrire le mot rêver et penser à ma liberté
CAPITALES
Il pleut sur Rome, Paris ou New-york
Il pleut sur ma chanson, sur ce sourire amer.
Il pleut sur la mer.
Sur Paris, Rome et New-york.
Sur l’élégance des mots et sur la fantaisie des songes
Comme sur la douceur fétide du mensonge.
Sur Rome, Rome, New_York
Tout est capitale.
De l'envers à l'envie
De l'absence à l'oubli
Du vague ennui
Des choses essentielles.
Il pleut sous le soleil.
Sur Paris. New-York. Sur Paris.
Rome est ailleurs.
Les chemins du rêve l'ont assiégé
Le cœur l'a faite citadelle, les caresses l'ont embrasée
Rome sous un déluge de Noé.
Sur New_York, New_York
Statue de la liberté, fantôme, New
Et tout est vieux, dégelasse, pourri.
Le ciel va éclater, vomir, crever.
Sous la pluie. Sous le baiser
Du diable et de l'ange.
Reste la Réalité.
Paris qui m'a prise au cœur
Je suis ici, je suis ailleurs.
Il pleut sur Rome, sur Paris et New-York.
Sur la vie, sur la mort
Sur l'âme et le remords.
Sur la nuit, sur l'ennui...
Entends le bleu
Entends le bleu
Ferme les yeux
Entends le bleu
La mer et l’Infini.
Qu’ils emportent loin
Ta colère contre l’Humain.
Ferme les yeux
Que le silence devienne chant
Que les souvenirs s’habillent
De cette nonchalance douce
Où tu vas cueillir tes rêves
Cherchant la paix
De longues trêves.
Ton cœur trop sensible
Raye ton présent
D’un frisson de tristesse
Qui ne laisse plus passer
Le soleil du printemps.
Ferme les yeux
Écoute les voiles de la tendresse
T’effleurer de caresses…
Imagine demain
Avec ton sourire de princesse
Regarde le bonheur qui vient
Même s’il est encore lointain.
Princesse, princesse
Éteins ta langueur.
Ta vie a tenu ses promesses
Laisse partir ta tristesse.
Entends, entends le bleu.
Ferme les yeux.
Ferme les yeux
Entends le bleu…
Improvisation
improvisation
En musique(domaine que je ne connais pas) on fait ses gammes tous les jours.
En écriture, difficile de faire de même.
Il
y a des jours si nombreux -ceux où la vie n'a d’intérêt que d'être
vivant- où rien ne passe, du soleil, du sourire des autres, de leur
présence.
On se contente alors d'un bon
croissant, d'un verre de whisky, d'une cigarette, d'un peu de musique ou
de lecture. Et on attend avec impatience l'heure de dormir. Pour
arrêter cette chronologie des heures où tout est ratée, et gâchée.
On
éprouve parfois de la culpabilité, face aux vrais problèmes du monde,
qui nous écraseraient de leur poids si on devait y penser. On se dit
seulement: le monde va mal, la vie est une tragédie, la mort aussi.
Alors à quoi bon espérer?
On fait l'amour
par habitude, on mange par nécessité, on va au cinéma voir un navet qui
ne nous demandera pas beaucoup de penser par nous mêmes. Erres passifs,
lents, désabusés. Comme si les heures n'étaient qu'une suite de
silences.
Et d'autres jours, une lumière
vient se lover dans votre âme, vous caresse comme une main invisible,
vous insuffle une innocence soudaine proche de l'enfance, proche de la
joie.
L'extérieur et l'intérieur
s'enchevêtrent, le vide est aspiré par la respiration de l'instant,
l'intimité avec les autres refait surface. On aime, on s'aime, on vous
aime. Demain attendra. Il y aura d'autres fractures, d'autres blessures,
mais aujourd'hui est beau
. Aujourd'hui est infini. Et si je ne l'écris
pas, je l'oublierais demain, je paraitrais triste et plaintive, et on
ignorera que je peux être aussi heureuse pour rien, pour cette lumière
prête à naître derrière un ciel gris, comme celle qui m'a fascinée tout à
l'heure.
Voilà enfin cette rareté que
j'aime tant, cette légèreté dont je parle tout le temps, qui fait plus
partie de mes rêves que de ma vie.
Quand je
vois un comédien improviser sur scène, je me demande comment fait-il? Çà
me serait impossible. J'éprouve même une vraie angoisse à m'imaginer
dans cette situation.
Et pourtant sur mon écran je fais pareil. Comment les mots m'obéissent, je ne le saurais jamais?
Cela fait partie du divin mystère de l'écriture.
20:03
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Commentaires
J'aime, je déteste
J'aime les gens bavards
Je déteste les gens silencieux
J'aime respirer dans la rue
Je déteste être enfermée
J'aime jouer, jouer, jouer
Je déteste m'ennuyer
J'aime rire dans les films
Je déteste la violence cinématographique
J'aime quand une idée me traverse
Je déteste quand je suis sans inspiration
J'aime être reliée aux autres
Je déteste être seule
J'aime manger
Je déteste avoir faim
J'aime le plein
Je déteste le manque
J'aime les gens généreux
Je déteste les radins
J'aime les gens qui ont du temps
Je déteste les gens qui comptent les minutes
J'aime les gens qui m'aiment
Je déteste ceux qui ne m'aiment pas
J'aime certains souvenirs
Je déteste d'autres souvenirs.
J'aime aimer et je déteste détester.
21:53
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Commentaires
je suis ivre
Je suis ivre
Sans avoir bu
D'autre alcool
Que l'angoisse
Qui coule comme du sang.
Je suis ivre
Sans avoir d'autre désir
Que vivre,
Avec la soif
D'une étreinte
Où la caresse d'une main
Dessine la pointe de mes seins.
Je suis ivre
De tous ces mots
Qui veulent se dire
Mais restent à l'Intérieur
Vide de l'intérieur du Silence.
Je suis ivre
Sans avoir bu
D'autre alcool
Que la colère
Celle de plier terre
Devant la fatigue...
Je suis ivre.
D'attendre des lendemains meilleurs
Où je pourrais à nouveau rire
A chaque instant présente..
Ta jeunesse est un écrin
Ta jeunesse est un écrin
Dont je pare mon regard.
Ton sourire est une invitation
Au bonheur, à la séduction
Aux reflets langueur
De mon cœur.
J'imagine pour toi
Les mots les plus fous
Les fleurs qui ne se fanent jamais
Et les lumières qui rendent la nuit si belle.
J'aime te regarder vivre
Suivre tes gestes un peu ensommeillées
Du matin
Attendre le moment
Où se croiseront nos mains
Comme un cri
Sur ma solitude évanouie.
Quand j'écoute mon enfance
quand j'écoute mon enfance
Quand autour de moi tout est silence
Je ferme les yeux et les couleurs
Comme des caresses griffent mon cœur.
Des ciels marins, promesses de bleu
Des cristaux de vent, éclats blancs et froids
Des roses fuchsias, jardins sauvages
Des rouges éclatés, grenades qui dégoulinaient
Sur mes lèvres, nectar de Volupté.
Quand j'écoute mon enfance
J'entends le bruit des vagues
Je sens ma peau salée
Je vois mon corps qui se découvre
Bourgeons des seins
Que l'on cache avec ses mains.
Quand j'écoute mon enfance
Je sens encore l'odeur de ma mère
Son parfum: Detchema de Revillon
Qui venait glisser sur ma peau
Et ses bras tendres, et sa voix grave
Qui chantait toujours
Les chansons d'amour.
Quand j'écoute mon enfance
Je brule de désir, pour ce qui fut
Ma première parure
Le jeu ondoyant de ma chevelure.
Mais voilà que je suis déjà femme
Et trop d'hommes me regardent
Je voudrais rester encore
Au pays de mon innocence.
Mais ce pays est si lointain
Que mon passé est comme un rêve
Un voyage qui s'achève
Au bord d'un temps sans trêve.
pour que durent mes rêves
Me revoilà dorée
Comme un pain grillé.
Toute vibrante de désirs juvéniles
Virevoltant dans la lumière
Avec ma robe au drapé si fluide.
Me revoilà
Danseuse des rues
Heureuse de réapprendre à séduire
Sans autre dessein
Qu'un peu de bonheur échangé
Qu’un grand frisson de frivolité.
Merci à celui qui me regarde
De ces yeux si tendres
Et à qui j'abandonne ma main
Si chastement
Pour un sourire.
Que l'été sent bon à nouveau
Que les douleurs se font plus lointaines
Que la faim revient
Que les gens s'aiment autour de moi
Que les terrasses des cafés bruissent
Que les décolletés s'alanguissent.
Oh temps qui passe ainsi
Temps béni
Continue de m'étonner
Et de me prendre dans tes rets
Tant que tu pourras
Pour que durent mes rêves.
Je suis une fille du vent
Je suis une fille du vent
Qui s'aime en sentiments
Une fille qui danse
Sur les ailes du temps.
Sur les ailes du temps
Caressant les nuages
Embrassant l'océan.
Je suis une fille du vent
Qui sème en sentiments
Dans son cœur de cristal
Où le passé résonne.
Murmure froissé
Des fêlures du temps.
Sur mon corps
S'abandonne
Le parfum des oublis.
Présences enfouis
Dont j'exhume la tristesse
Et cette mensongère ivresse
D'avoir été jeune princesse.
De fêtes en défaites
La nostalgique maîtresse
Des dizaines qui s'egrennent
Emporte avec elle
La traîne des bonheurs éclatants.
Je suis une fille du vent
Qui sème en sentiments
Que le présent efface.
Je danse sur des souvenirs
Laissant vibrer les rêves avec
Comme ultime volupté
Celle qui tourne
Sous les étoiles
La Liberté
D'Exister
Au hasard de ton regard
Au hasard
De ton regard croisé
Qui sur mon corps se glisse,
Au hasard
De ton sourire si doux,
Lèvres pleines, prêtes au baiser
Au hasard de ta jeunesse
Qui comme un élixir
Ravive cette passion
Qui fait briller mes mots
Dans le secret de mon cœur.
Jamais tu ne sauras
Que je peux encore rêver
Sans vouloir ni caresses dérobées
Ni caresses attendues.
Mais dans ton regard
J'aime lire
la fantaisie
L'insolence
La tendresse.
Je n'ai pas fini de séduire
Et tu n'as peut-être pas commencé?
.
chers visiteurs
super, les pages de ce blog se lisent toutes seuls. Oh miracle!
comblons les vides
Comblons les vides
Comblons les rides
Cessons d'être lucide.
Comblons les greniers
De nos souvenirs mal aimés
Avec nos instants préférés.
Comblons les heures blanches
De nos existences
Sous le fard
De nos errances.
Jouons à être Autre,
Jouons à tout recommencer.
A jouir d'être à nouveau
Comme si nous n'avions jamais été.
Et au bout de ce mensonge,
Parfois l'on songe
Que le présent aurait pu être pire
Que le passé avait des éclats d'"aimer".
Qu'ainsi on peut
Sans colère, sans regret
Tout continuer
A tout rêver.
citation de la lettre evene
La guerre, c'est la guerre des hommes ; la paix, c'est la guerre des idées. [ Victor Hugo ] Extrait des Fragments
chers visiteurs
Je suis bien surprise de voir qu'il y a encore des lecteurs. A mon avis c'est plutôt des compteurs.
citation de la lettre evene
citation de la lettre evene
Le plus beau sommeil ne vaut pas le moment où l'on se réveille. [ André Gide ]
poème pour aujourd'hui
Pas de spleen aujourd'hui,
Mais quelques pas de danse
Dans la rue luisante.
Premier éclat de soleil
Qui nous fait miroiter le printemps.
Il manque encore quelques degrés
Mais je les prends dans mon cœur
Qui se réchauffe. Un peu moins de peur
Pour les mois à venir.
L'envie de se départir des douleurs
Trop florissantes à l'intérieur
De soi, citadelle figée.
Que des murmures de beau temps
Des désirs qui s'éveillent
Des parfums qui s'égrènent
Et des mots à foison.
Pour partager entre nous
Sans façon.
Poème qui se crée sous mes yeux
Enfin un peu joyeux
Même si je ne peux oublier
Que d'autres ici même
Vivent des souffrances
Qui nous désarment.
Puisse ma joie se transporter
Vers eux, et semer la guérison
Et faire naitre l'espérance.
Quatre fois vingt quatre heures
4 fois vingt quatre heures, et je reviens neuve, tous les scories du quotidien balayées par le vent marin et glacial!
Une chambre avec vue sur la mer! encore une fois renaitre à cette rumeur des vagues, qui est pour moi le commencement du monde!
Ce
bruit qui me fait toujours penser au cœur de votre enfant quand il est
dans votre ventre, et qu'on vous le fait entendre! la vie qui n'est pas
encore apparue et qui pourtant vous bouleverse déjà..
Avec cette folie du vent qui m'a secouée comme un grelot, et fait trembler tout mon corps, haleter mes
poumons,
comme au bord d'un accouchement, je me sens toute neuve, purifiée par
cet élan de puissance de la nature, même hostile. Le vent m'emporte avec
lui loin des petits malheurs ordinaires!
Et que dire de ce
ciel étoilé qui brillait de mille feux, sous mon regard ébloui, si
semblable au ciel de mon enfance, quand la vie n'était qu'éclat, et
attente de "devenir"..
La dernière journée fut un peu comme
une carte postale, avec un ciel bleu, apaisé, une température douce,
comme celle d'un printemps qui s'éveille, une mer calme, où venaient
s'échouer des vaguelettes qui ressemblaient à un sommeil d'enfant, une
berceuse qui arrêterait le temps, pour pouvoir s'abandonner à ses rêves.
Seul
le vent(encore lui) manquait au paysage, pour que mon sentiment de
liberté soit à l'image de ce bonheur que j'ai ressenti quelques heures,
incrusté dans mon regard, jalousement intime, un bonheur d'être présente
au monde que je ne veux ni ne peux partager, tant j'ai besoin qu'il ne
soit qu'à moi et que moi.
Ces escapades marines sont pour
moi une renaissance nécessaire. Oublier tout ce qui fait le quotidien
de mes maux. Oublier la frustration, l'intolérance, et sa difficulté à
vivre le présent, quand on a le cœur à l'envers et le visage tourné vers
les nuages, tandis que vos pas vous entrainent vers la chute.
Fermer les yeux et danser dans le vent, voilà le souvenir que je rapporte dans les valises de ma mémoire!