exercices d'écriture

Par isab :: 16/06/2012 à 11:25
Je sais que le poète habite dans la lune.
Je ne sais pas s'il y a des gens heureux.
Je ne sais pas peindre mais j'aimerais bien.

Je sais que le soleil embellit la vie.
Je ne sais pas qui est riche, beau et en bonne santé. Heureux en amour, heureux professionnellement et artiste à ses heures.
Je sais que le ciel change aussi souvent que mon humeur.
Je ne sais pas être une femme indépendante et structurée.
Je ne sais pas où se trouve la plénitude de l'être mais j'aimerais bien .

Je sais que le printemps est ma saison préférée.
Je ne sais pas pourquoi les enfants ont tant d'imagination.
Je ne sais pas parler une autre langue que la mienne mais j'aimerais bien.

Je sais qu'écrire est pour moi un facteur d'équilibre.
Je ne sais pas faire semblant d'aimer.
Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas d'amis mais j'aimerais bien.

historiette

Par isab :: 16/06/2012 à 11:13
Je me promenais dans ce Paris ensoleillé du mois d'Aout en, m'efforçant de ne penser à rien de précis, à rien de particulier mais juste regarder ce qui m'entourait.
Qu'elles étaient ces inconnues qui marchaient d'un pas alerte et se faufilaient entre les voitures tout en parlant entre elles?
Tant et si bien qu'en rentrant chez moi j'entendis une voix me dire
"C'est à cette heure là que tu rentres?"
Tiens, encore cette phrase, un lei-motif décidément.
Pourtant depuis 35 ans qu'on est  ensemble, elle ne devrait plus s'en faire.
Si je devais la quitter, ce serait déjà fait.
Si je la trompais, elle ne le saura jamais.
Merde! quoi de plus sain que de regarder les jolies femmes avec leurs cuisses bronzées, juste pour rêver un peu.
Quel autre plaisir nous reste t'il qui soit "gratuit"? Le rêve appartient aux riches et aux pauvres.
L'envie de plaire, le désir de rester jeune, l'échange de deux regards qui s'offrent?
A part l'Amour pourquoi vivons nous?
La vie est souvent une galère qu'on a envie de quitter parfois, si la mort ne nous faisait pas peur.

Bon, je vais quand même répondre à ma femme.
Oui Elisa, j'étais avec mon pote Gérad au café.
Pourquoi mentir? Sans raison? Si, parce que j'aime çà.
Je me sens libre.

Elles sont là

Par isab :: 18/11/2011 à 22:30

Elles sont là

Quand l'automne
Prend ses airs de printemps
Quand le printemps
Laisse fleurir nos sentiments

Quand l'été brille
De ses crépuscules dorés

Elles sont là
Pour offrir à nos regards
Le vin des désirs

Elles sont là
Pimpantes, ouvertes sur la rue
Ombragées, éclatantes
Au bord des plages
Ou des orages

Elles sont là
Laissant traîner des mots chavirés
Des regards amoureux
Des peaux bronzées

Elles sont là
Floraison de la vie
Du temps qui se prélasse
Et du temps qui passe
A refaire le monde
Un verre à la main

Elles sont là
Et les passants y jettent
Des regards curieux

Les terrasses de café
Sont le théâtre de la frivolité
Où se jouent les promesses
A l'ombre des caresses

Un dernier instant secret
Un dernier baiser volé
Dont mes lèvres goûtent
L'infini volupté...

Ce qui me rend gaie

Par isab :: 13/11/2011 à 21:16

ce qui me rend gaie

le-pouliguen jpg.jpg

Une plage, des voiliers au vent, des chevaux, marcher dans le sable, un rire, la voix de Dane, ses mots échevelés, une musique comme un peu d'ivresse, un Michoko qu'on laisse fondre sous la langue, le croissant du matin et l'odeur du café, ce plaisir du goût qui s'éveille. Un parfum sur ma main, un foulard en soie, un regard qui cherche le désir, la saveur d'une caresse. Le bonheur de gagner au jeu, plaire après 50 ans, porter une robe rouge, voir des roses d'Equateur étirer leurs longues tiges dans un vase de cristal. Voir des gens heureux, regarder mon coiffeur travailler, écouter un beau discours, écrire une lettre d'amitié, raconter des souvenirs à celui que l'on connait à peine, trouver une nostalgie douce, dire  "j'aime la mélancolie au lit", tenir un stylo  dans sa main, écrire le mot rêver et penser à ma liberté

CAPITALES

Par isab :: 09/11/2011 à 10:16



Il pleut sur Rome, Paris ou New-york
Il pleut sur ma chanson, sur ce sourire amer.
Il pleut sur la mer.
Sur Paris, Rome et New-york.

Sur l’élégance des mots et sur la fantaisie des songes
Comme sur la douceur fétide du mensonge.

Sur Rome, Rome, New_York
Tout est capitale.
De l'envers à l'envie
De l'absence à l'oubli
Du vague ennui
Des choses essentielles.

Il pleut sous le soleil.
Sur Paris. New-York. Sur Paris.

Rome est ailleurs.
Les chemins du rêve l'ont assiégé
Le cœur l'a faite citadelle, les caresses l'ont embrasée
Rome sous un déluge de Noé.

Sur New_York, New_York
Statue de la liberté, fantôme, New
Et tout est vieux, dégelasse, pourri.
Le ciel va éclater, vomir, crever.
Sous la pluie. Sous le baiser
Du diable et de l'ange.


Reste la Réalité.
Paris qui m'a prise au cœur
Je suis ici, je suis ailleurs.
Il pleut sur Rome, sur Paris et New-York.
Sur la vie, sur la mort
Sur l'âme et le remords.
Sur la nuit, sur l'ennui...


Entends le bleu

Par isab :: 26/10/2011 à 10:17
Entends le bleu


Ferme les yeux

Entends le bleu

La mer et l’Infini.

Qu’ils emportent loin

Ta colère contre l’Humain.



Ferme les yeux

Que le silence devienne chant

Que les souvenirs s’habillent

De cette nonchalance douce

Où tu vas cueillir tes rêves

Cherchant la paix

De longues trêves.

Ton cœur trop sensible

Raye ton présent

D’un frisson de tristesse

Qui ne laisse plus passer

Le soleil du printemps.



Ferme les yeux

Écoute les voiles de la tendresse

T’effleurer de caresses…



Imagine demain

Avec ton sourire de princesse

Regarde le bonheur qui vient

Même s’il est encore lointain.



Princesse, princesse

Éteins ta langueur.

Ta vie a tenu ses promesses

Laisse partir ta tristesse.



Entends, entends le bleu.

Ferme les yeux.

Ferme les yeux

Entends le bleu…



Improvisation

Par isab :: 23/10/2011 à 19:44

improvisation

En musique(domaine que je ne connais pas) on fait ses gammes tous les jours.



En écriture, difficile de faire de même.


Il y a des jours si nombreux -ceux où la vie n'a d’intérêt que d'être vivant- où rien ne passe, du soleil, du sourire des autres, de leur présence.


On se contente alors d'un bon croissant, d'un verre de whisky, d'une cigarette, d'un peu de musique ou de lecture. Et on attend avec impatience l'heure de dormir. Pour arrêter cette chronologie des heures où tout est ratée, et gâchée.


On  éprouve parfois de la culpabilité, face aux vrais problèmes du monde, qui nous écraseraient de leur poids si on devait y penser. On se dit seulement: le monde va mal, la vie est une tragédie, la mort aussi. Alors à quoi bon espérer?



On fait l'amour par habitude, on mange par nécessité, on va au cinéma voir un navet qui ne nous demandera pas beaucoup de penser par nous mêmes. Erres passifs, lents, désabusés. Comme si les heures n'étaient qu'une suite de silences.


Et d'autres jours, une lumière vient se lover dans votre âme, vous caresse comme une main invisible, vous insuffle une innocence soudaine proche de l'enfance, proche de la joie.


L'extérieur et l'intérieur s'enchevêtrent, le vide est aspiré par la respiration de l'instant, l'intimité avec les autres refait surface. On aime, on s'aime, on vous aime. Demain attendra. Il y aura d'autres fractures, d'autres blessures, mais aujourd'hui est beau


. Aujourd'hui est infini. Et si je ne l'écris pas, je l'oublierais demain, je paraitrais triste et plaintive, et on ignorera que je peux être aussi heureuse pour rien, pour cette lumière prête à naître derrière un ciel gris, comme celle qui m'a fascinée tout à l'heure.



Voilà enfin cette rareté que j'aime tant, cette légèreté dont je parle tout le temps, qui fait plus partie de mes rêves que de ma vie.


Quand je vois un comédien improviser sur scène, je me demande comment fait-il? Çà me serait impossible. J'éprouve même une vraie angoisse à m'imaginer dans cette situation.



Et pourtant sur mon écran je fais pareil. Comment les mots m'obéissent, je ne le saurais jamais?

Cela fait partie du divin mystère de l'écriture.

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J'aime, je déteste

Par isab :: 13/10/2011 à 11:40

J'aime  les gens bavards
Je déteste les gens silencieux

J'aime respirer dans la rue
Je déteste être enfermée

J'aime jouer, jouer, jouer
Je déteste  m'ennuyer

J'aime rire dans les films
Je déteste la violence cinématographique

J'aime quand une idée me traverse
Je déteste quand je suis sans inspiration

J'aime être reliée aux autres
Je déteste être seule

J'aime manger
Je déteste avoir faim

J'aime le plein
Je déteste le manque

J'aime les gens généreux
Je déteste les radins

J'aime les gens qui ont du temps
Je déteste les gens qui comptent les minutes

J'aime les gens qui m'aiment
Je déteste ceux qui ne m'aiment pas

J'aime certains souvenirs
Je déteste d'autres souvenirs.

J'aime aimer et je déteste détester.

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je suis ivre

Par isab :: 08/10/2011 à 12:40

Je suis ivre
Sans avoir bu
D'autre alcool
Que l'angoisse
Qui coule comme du sang.

Je suis ivre
Sans avoir d'autre désir
Que vivre,
Avec la soif
D'une étreinte
Où la caresse d'une main
Dessine la pointe de mes seins.

Je suis ivre
De tous ces mots
Qui veulent se dire
Mais restent à l'Intérieur
Vide de l'intérieur du Silence.

Je suis ivre
Sans avoir bu
D'autre alcool
Que la colère
Celle de plier terre
Devant la fatigue...

Je suis ivre.
D'attendre des lendemains meilleurs
Où je pourrais à nouveau rire
A chaque instant présente..

Ta jeunesse est un écrin

Par isab :: 04/10/2011 à 23:18
Ta jeunesse est un écrin
Dont je pare mon regard.
Ton sourire est une invitation
Au bonheur, à la séduction
Aux reflets langueur
De mon cœur.

J'imagine pour toi
Les mots les plus fous
Les fleurs qui ne se fanent jamais
Et les lumières qui rendent la nuit si belle.

J'aime te regarder vivre
Suivre tes gestes un peu ensommeillées
Du matin
Attendre le moment
Où se croiseront nos mains

Comme un cri
Sur ma solitude évanouie.

Quand j'écoute mon enfance

Par isab :: 04/10/2011 à 11:28

Quand j'écoute mon enfance

Message  

quand j'écoute mon enfance

Quand autour de moi tout est silence
Je ferme les yeux et les couleurs
Comme des caresses griffent mon cœur.
Des ciels marins, promesses de bleu
Des cristaux de vent, éclats blancs et froids
Des roses fuchsias, jardins sauvages
Des rouges éclatés, grenades qui dégoulinaient
Sur mes lèvres, nectar de Volupté.

Quand j'écoute mon enfance
J'entends le bruit des vagues
Je sens ma peau salée
Je vois mon corps qui se découvre
Bourgeons des seins
Que l'on cache avec ses mains.

Quand j'écoute mon enfance
Je sens encore l'odeur de ma mère
Son parfum: Detchema de Revillon
Qui venait glisser sur ma peau
Et ses bras tendres, et sa voix grave
Qui chantait toujours
Les chansons d'amour.

Quand j'écoute mon enfance
Je brule de désir, pour ce qui fut
Ma première parure
Le jeu ondoyant de ma chevelure.

Mais voilà que je suis déjà femme
Et trop d'hommes me regardent
Je voudrais rester encore
Au pays de mon innocence.

Mais ce pays est si lointain
Que mon passé est comme un rêve
Un voyage qui s'achève
Au bord d'un temps sans trêve.


Revenir en haut

pour que durent mes rêves

Par isab :: 16/09/2011 à 21:39
Me revoilà dorée
Comme un pain grillé.
Toute vibrante de désirs juvéniles
Virevoltant dans la lumière
Avec ma robe au drapé si fluide.
Me revoilà
Danseuse des rues
Heureuse de réapprendre à séduire
Sans autre dessein
Qu'un peu de bonheur échangé
Qu’un grand frisson de frivolité.
Merci à celui qui me regarde
De ces yeux si tendres
Et à qui j'abandonne ma main
Si chastement
Pour un sourire.
Que l'été sent bon à nouveau
Que les douleurs se font plus lointaines
Que la faim revient
Que les gens s'aiment autour de moi
Que les terrasses des cafés bruissent
Que les décolletés s'alanguissent.

Oh temps qui passe ainsi
Temps béni
Continue de m'étonner
Et de me prendre dans tes rets
Tant que tu pourras
Pour que durent mes rêves.Revenir en haut

Je suis une fille du vent

Par isab :: 15/09/2011 à 9:57
Je suis une fille du vent
Qui s'aime en sentiments
Une fille qui danse
Sur les ailes du temps.


Sur les ailes du temps
Caressant les nuages
Embrassant l'océan.

Je suis une fille du vent
Qui sème en sentiments
Dans son cœur de cristal
Où le passé résonne.

Murmure froissé
Des fêlures du temps.

Sur mon corps
S'abandonne
Le parfum des oublis.
Présences enfouis
Dont j'exhume la tristesse
Et cette mensongère ivresse
D'avoir été jeune princesse.

De fêtes en défaites
La nostalgique maîtresse
Des dizaines qui s'egrennent
Emporte avec elle
La traîne des bonheurs éclatants.

Je suis une fille du vent
Qui sème en sentiments
Que le présent efface.
Je danse sur des souvenirs
Laissant vibrer les rêves avec
Comme ultime volupté

Celle qui tourne
Sous les étoiles
La Liberté
D'Exister

Au hasard de ton regard

Par isab :: 04/09/2011 à 20:28
Au hasard
De ton regard croisé
Qui sur mon corps se glisse,

Au hasard
De ton sourire si doux,
Lèvres pleines, prêtes au baiser

Au hasard de ta jeunesse
Qui comme un élixir
Ravive cette passion
Qui fait briller mes mots
Dans le secret de mon cœur.

Jamais tu ne sauras
Que je peux encore rêver
Sans vouloir ni caresses dérobées
Ni caresses attendues.

Mais dans ton regard
J'aime lire
la fantaisie
L'insolence
La tendresse.

Je n'ai pas fini de séduire
Et tu n'as peut-être pas commencé?
.

chers visiteurs

Par isab :: 22/05/2011 à 22:39
super, les pages de ce blog se lisent toutes seuls. Oh miracle!

comblons les vides

Par isab :: 03/04/2011 à 21:01
Comblons les vides
Comblons les rides
Cessons d'être lucide.

Comblons les greniers
De nos souvenirs mal aimés
Avec nos instants préférés.

Comblons les heures blanches
De nos existences
Sous le fard
De nos errances.

Jouons à être Autre,
Jouons à tout recommencer.
A jouir d'être à nouveau
Comme si nous n'avions jamais été.

Et au bout de ce mensonge,
Parfois l'on songe
Que le présent aurait pu être pire
Que le passé avait des éclats d'"aimer".
Qu'ainsi on peut
Sans colère, sans regret
Tout continuer
A tout rêver.

citation de la lettre evene

Par isab :: 22/03/2011 à 10:31
La guerre, c'est la guerre des hommes ; la paix, c'est la guerre des idées.
[ Victor Hugo ]
Extrait des Fragments

chers visiteurs

Par isab :: 17/03/2011 à 0:00
Je suis bien surprise de voir qu'il y a encore des lecteurs. A mon avis c'est plutôt des compteurs.

citation de la lettre evene

Par isab :: 08/03/2011 à 0:32
Ignorant d'où je viens, incertain où je vais.
[ Alphonse de Lamartine ]
Extrait du poème L?homme

citation de la lettre evene

Par isab :: 12/02/2011 à 11:49
Le plus beau sommeil ne vaut pas le moment où l'on se réveille.
[ André Gide ]

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