comme

Par isab :: 25/07/2008 à 18:54

COMME

Comme une fleur  des villes
Comme une fille des ILS

Comme un soleil de nuit
Comme une lune d'ennui

Comme une danse
Comme unparfum
Comme un secret

Comme le Temps des Heures
Comme un air de langueur

Comme le rêve caressé
Comme la peau lassée

Comme un ciel se déploie

Comme  elle ne dit pas Merci
Comme elle ne dit pas bonjour

Comme elle a le coeur qui rit
Comme elle est une femme
Comme elle est Femme...

 

citation de la lettre Evene

Par isab :: 25/07/2008 à 8:38

Le bonheur, c'est de continuer à désirer ce qu'on possède.
[ Saint Augustin

thés

Par isab :: 24/07/2008 à 21:47

Thés de tous les horizons
Musc de la cannelle,
Fraicheur de la menthe
Parfum léger du jasmin,
Thés Dajeeling, Earl Grey,
Orange, vanille, citron
Vous abreuvez nos soifs
A l'heure  où la fatigue
Annonce la fin du jour.

Salons de thé
Comme je vous aime
Pleins de gourmandises
Et de femmes lascives
La bouche rouge de fraises
Ou les lèvres teintées de chocolat,

Mousses, tartes, sablés
Crêpes, glaces, sorbets
C'est l'heure de l'entre-deux.
Le dessert que l'on déguste
Plaisir de l'enfance sauvegardé...

Thés fumants
Qui réchauffent mon sang
Vous parfumez encore
Mes nostalgies d'automne
D'un zeste chaud d'Orient.

Et je voyagerais dans vos nectars
Jusqu'à la belle saison.
Menthe, jasmin, cannelle, citron
Menthe, jasmin, cannelle, citron.

 

citation de la lettre evene

Par isab :: 24/07/2008 à 6:57

Nous abordons le XXIe siècle avec des pouvoirs de démiurges et des instincts de primates.
[ Thierry Gaudin ]

l'été

Par isab :: 23/07/2008 à 21:35

l'été

307710870.jpgCarte postale.

 

                                    Cher Daniel

 

Voilà l'été, la saison que tu aimes tant.

Celle des lumières voilèes, des mers lisses, ou des ports que le vent fait frémir, voiles qui ondoient au rythme de nos coeurs.

L'été, quand s'ouvre le bleu de la liberté sur le chemin des nuits, oubliant l'ordre des jours et ces heures monocordes qui tressent nos quotidiens.

Et puis voilà que se révèlent nos coeurs, nos peaux, la fragilté des regards au bord des désirs éphémères.

Ici et là, s'écrit la transparence d'un sentiment, l'abandon dans la volupté, l'amour dans l'infini.

Que j'aime aussi les nuits, l'errance sur les plages , traversées de rires volées, et de vagues voluptueuses.

Puis plus tard, au coeur des villes, dans les bars où  s'écoulent des fioles d'ivresse et de caresses, sous la brume floue d'une fumée entêtante, le silence de la solitude recouvert par le bruit de toutes  ces voix à la densité âpre, dont on entend respirer lamultiplicité d'être. La vie qui gronde, un orage qui bouleverse l'insondable ennui.

Instants suspendus puis oubliés,  au fil des années qui dansent, entre des larmes séchèes.

citation de la lettre evene

Par isab :: 23/07/2008 à 8:32

La vie offre toujours deux pentes. On grimpe ou on se laisse glisser.
[ Pierre Hebey ]
Extrait de Deux amis de toujours

citation de la lettre evene

Par isab :: 22/07/2008 à 7:59

Il vaut mieux être cocu qu'aveugle. Au moins, on voit les confrères.
[ Guillaume Apollinaire ]

je suis une fille du vent

Par isab :: 21/07/2008 à 21:55

Je suis une fille du vent

Qui s'aime en sentiments.

Une fille qui danse

Sur les ailes du temps
Caressant les nuages
Embrassant l'océan.

Je suis une fille du vent
Qui sème en sentiments
Dans son coeur de cristal
Où le passé résonne.
Murmure froissé
Des fêlures du temps.

Sur mon corps
S'abandonne
Le parfum des oublis.
Présences enfouis
Dont j'exhume la tristesse
Et cette mensongère ivresse
D'avoir été jeune princesse.                                            

De fêtes en défaites
La nostalgique maîtresse
Des dizaines qui s'égrénnent
Emporte avec elle
La traîne des bonheurs éclatants.

Je suis une fille du vent
Qui sème en sentiments
Que le présent efface.
Je danse sur des souvenirs
Laissant vibrer les rêves
Comme ultime volupté

Celle qui tourne
Sous les étoiles
La Liberté
D'Exister

ce qui me rend gaie

Par isab :: 21/07/2008 à 13:38

Une plage, des voiliers au vent, des chevaux, marcher dans le sable, un rire, la voix de Dane, ses mots échevelés, une musique comme un peu d'ivresse, un Michoko qu'on laisse fondre sous la langue, le croissant du matin et l'odeur du café, ce plaisir du goût qui s'éveille. Un parfum sur ma main, un foulard en soie, un regard qui cherche le désir, la saveur d'une caresse. Le bonheur de gagner au jeu, plaire après 50 ans, porte une robe rouge, voir des roses d'Equateur étirer leurs longues tiges dans un vase de cristal. Voir des gens heureux, regarder mon coiffeur travailler, écouter un beau discours, écrire une lettre d'amitié, raconter des souvenirs à celui que l'on connait à peine, trouver une nostalgie douce, dire  "j'aime la mélancolie au lit", tenir un stylo  dans sa main, écrire le mot rêver et penser à ma liberté.

portrait d'écrivain

Par isab :: 20/07/2008 à 17:02

portrait d'ecrivain

Elle est couchée sur son lit
Ou bien alanguie
Dans son bain.
On croit qu'elle ne fait rien
Qu'elle paresse
Ou quelle rêve
Et pourtant

Je vous dis que non.
Avec ses grands airs vagues
Qui ne font ni bruit
Ni vent,
Elle est occupée
A tresser des mots
des sons, des couleurs
Des refrains, des chagrins.

Alors épuisée
Elle se lève et se jette
Sur son stylo, ouvre son cahier
Et elle CREE.

citation de la lettre evene

Par isab :: 20/07/2008 à 10:14

Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
[ Nicolas Boileau ]
Extrait de L’art poétique

 

un samedi soir sur la terre

Par isab :: 19/07/2008 à 21:43

Il arrive, elle le voit, elle le veut
Et ses yeux font le reste
Elle s'arrange pour mettre du feu
Dans chacun de ses gestes
Après c'est une histoire classique
Quelque soit la fumée
Quelque soit la musique
Elle relève ses cheveux, elle espère qu'il devine
Dans ses yeux de figurine
Il s'installe, il regarde partout
Il prépare ses phrases
Comme elle s'est avancée un peu
D'un coup leurs regards se croisent
Après c'est une histoire normale
Le verre qu'elle accepte, et les sourires qu'il étale
En s'approchant un peu, il voit les ombres fines
Dans ses yeux de figurine
Pas la peine que je précise
D'où ils viennent et ce qu'ils se disent
C'est une histoire d'enfant
Une histoire ordinaire
On est tout simplement, simplement
Un samedi soir sur la terre
Un samedi soir sur la terre

Ils se parlent, ils se frôlent, ils savent bien
Qu'il va falloir qu'ils sortent
Ils sont obligés de se toucher
Tellement la musique est forte
Après, c'est juste une aventure
Qui commence sur le siège arrière d'une voiture
Il voit les ombres bleues
Que le désir dessine
À son front de figurine
Pas la peine que je précise
D'où ils viennent et ce qu'ils se disent
C'est une histoire d'enfant
Une histoire ordinaire
On est tout simplement, simplement
Un samedi soir sur la terre
Un samedi soir sur la terre
Pas la peine d'être plus précis
Cette histoire est déjà finie
On en ferait autant
Si c'était à refaire
On est tout simplement, simplement
Un samedi soir sur la terre
Un samedi soir sur la terre
Un samedi soir...

un pale soleil

Par isab :: 18/07/2008 à 23:06

un pale soleil

un poème qui me remonte toujours le moral, peut-être parce que je l'ai écrit dans un jardin, la lumiére sur le visage, des rires d'enfant comme une musique de vagues qui traverserait l'azur.

Un pâle soleil
Comme un pâle amour
C'est toujours mieux que la pluie
Toujours mieux que l'ennui.
Il faut chercher le rayon
Qui illumine,
Le rêve brillant d'une seule caresse.
Le plaisir ce sera pour demain.
On aura oublié, ou bien on sera vieux.
En attendant, il y a le cri des enfants
Et le chant des oiseaux
Et l'eau qui frémit
Sous un bassin d'azur.
Le monde est en moi
Le monde est ailleurs.
Les mots sont là joueurs
Caressants, insolents.
Ils nous donnent l'écho
Pour que continue
A battre notre coeur.
Et les mots nous donnent la vie
Avec ses souvenirs du bonheur
Et ses blessures du malheur
Comme si l'on avait toujours envie
D'être ailleurs.
Ici, là, la place toujours change
Et l'on attend des autres
De trouver le meilleur.
Qui se croit vainqueur
De toutes ces attentes qui saignent?
Seule certitude: ces cheveux qui blanchissent
Dans un miroir fané.
Qui empêchera ma tristesse?

Le vent qui friponne
La faim qui gloutonne
Ou le chat qui ronronne
Sur  mon ventre caramel...

 

 

DECALAGE

Par isab :: 18/07/2008 à 19:52

DECALAGE

Par isab :: 22/07/2006 à 8:48

DECALAGE

Photo_decalage Sur la place au soleil des hommes jouent. Avec des fèves sur des cartons de Loto. Comme dans mon enfance, on jouait avec des noyeaux d'abricots.
Temps du bonheur d'oublier le temps, de le dépasser, de le prendre à témoin  pour un grand Decalage. Entre rêve et réalité, se laisser aller au Provisoire, créer l'instant sans but , s'offrir le vin des rires, les voix qui se répondent, les mains qui s'effleurent.
Vivante harmonie d'un grand père et de son petit fils, qui poussent le même cri de victoire. Joie dérisoire  mais qui vaut un grain d'or dans la terre fertile de notre imaginaire.  Celle qui nous permet d'aimer être vivant. Petite virgule dans l'infini du temps.

citation de la lettre evene

Par isab :: 18/07/2008 à 9:46

Trébucher peut prévenir une chute.
[ Thomas Fuller

IMPRESSION FUGITIVE

Par isab :: 17/07/2008 à 22:34

Impression fugitive
Comme un instant singulier.
Le regard perçoit une sensation
Qu'il ne voit pas.
Un flou irréel
Comme si on n'existait pas vraiment.
Cela arrive de temps en temps.
Mais existe t'on quand on souffre?
Ou quand on dort?
Quand je rêve, j'existe
Mais la réalité me traverse sans m'atteindre.
Et quand je marche j'existe vraiment
La distance avalée, le bruit de ses pas
Les visages que l'on croise,

Les pieds qui se tordent parfois.
Nous sommes bien là,dans le présent.
Nous sommes là, dans le mouvement.
Nous traversons l'espace qui est certain.
Le temps n'est qu'une illusion
Des heures passent en un instant ébloui
Celui du plaisir, de la jouissance, du cri
Ce cri qui vient du ventre
Comme une respiration inconsciente...

citation de la lettre evene

Par isab :: 17/07/2008 à 11:07

Rire d'un miroir, c'est rire de tout.
[Mathieu Chedid

amusant!

Par isab :: 16/07/2008 à 21:32

Cà ne m'était encore jamais arrivé. Deux heures après avoir mis mon texte, je me rends compte que j'ai un lecteur de plus Cà me fait rire, et ne me donne pas trop envie de partager mes coups de coeur pour des livres, des expositions, des films ou une magnifique pièce de thêatre qui ne joue plus: " Trois hommes dans un salon"  jouée par la comédie française.

le gris

Par isab :: 16/07/2008 à 20:14

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le gris

Le gris reprend ses droits, avec la pluie et la douceur. Non pas une pluie de douceur comme dans ces échanges amoureux dont on voudrait qu'ils ne cessent . Univers de caresses, sous la couette. Petits plaisirs coquins, jeux de mains, jeux calins.
Un peu de délire pour perturber cette belle uniformité du gris et se rappeler cette phrase qui toujours sommeille dans ma mémoire:" l'ennui naquit un jour de l'uniformité"
A la place de l'envie, une sensation désagréable de gorge serré, un goût amer de chocolat qui a accompagné le café, un vide qui s'installe que l'on reconnait bien. Un vide inutile, dont on ne pourrait même pas se plaindre.
Alors il faut rayer le temps qui ne passe pas ou le temps qui passe puisqu'il est le même.
Il faut évoquer les sourires d'hier, les compliments, le champagne, l'amour.
Hier il y avait l'éclat, aujourd'hui l'attente. La sagesse, la mesure, la raison.
Le gris va continuer jusqu'à demain. Les lumières commencent à habiller la nuit. Les néons frissonnent.
Heureusement j'écris. Tendresse des mots amis. Tendresse des mots pour les autres. Laissons fleurir les rêves.
Laisssons fleurir la nuit, laissons fleurir la vie.391269119.jpg

lettre d'Honorine à Brillant

Par isab :: 15/07/2008 à 22:40

Lettre d'Honorine à Brillant

Par isab :: 07/07/2006 à 15:49

Lettre d'Honorine à Brillant

Ecrite sur le thème: j'ai tourné la page: il n'y avait rien derrière.

Enfin, je vous ai connu mon frère jumeau d'une même infortune. D'autres  parents ont été aussi fous que les miens pour nous affubler de ces horribles prénoms qui donnent à nos destins le parfum d'un autre siécle et nous obligent à vivre à la recherche d'émotions qui n'existent plus. Dans la poésie d'une éternelle enfance où le temps avait le goût du temps, art de la liberté et du badinage, de la frivolité et de l'insouciance, art de la couleur de de la joie.
Imaginez mon cher Brillant ce qu'aurait pu être notre vie si le travail ne nous obligeait pas à cette trajectoire du boulot- dodo? Imaginez vous devenus aveugles aux beautés de la Seine et sourds au chant des oiseaux, dans le petit jour où l'aube s'étire sous ses promesses volupteuses?
Imaginez ce qu'aurait pu être notre joie si nos prénoms désuets n'avaient entraîné risées et mises à l'index, incompréhension et solitude. Honorine? C'est surprenant mais délicat. Non c'est ridicule, grotesque, délictueux. Pourtant vous ressemblez à tout le monde. Le rouge farde vos lèvres de baisers lascifs et pulpeux. Vos yeux sont bleus comme les îles Caraibes. Votre rire a la fraîcheur d'un cristal de Bohême. Quand vous êtes triste, c'est Pierrot qui chante à la lune la ballade nostalgique des feux sans âme.
Et vous mon cher Brillant, comment vivez vous votre pensum? Je suis sûre que vous n'avouez votre prénom qu'à ceux que vous aimez, à ces femmes qui peuvent dire: "je suis ton miroir" avant d'être ses maîtresses frissonnantes que l'ombre habille et déshabille.
Ah! Brillant que j'aime votre regard de fille enveloppant et doux avec des cils qui n'en finissent pas de se recourber. Mais vous, souffrez vous de cette beauté déplacée que d'autres vous envient?
Vous souvenez vous où nous nous sommes connus? Etait ce dans "une saison en enfer"? Avons nous fait escale ensemble "dans le Bateau Ivre"? N'avons nous pas dit ensemble que la violence des hommes ne sert pas à tuer mais à vivre, vivre en chantant et en criant, fous d'ivresse ou d'Absolu?
Serions nous tous les deux les rescapés d'un imaginaire sans culpabilité?
Pourrions nous encore faire l'amour comme de simples mortels?
Brillant, répondez moi. Cette lettre est elle un adieu ou un commencement?

Cher Brillant
J'ai reçu de vous une réponse bien étrange. Une feuille blanche où vous me disez que c'était la nuit.
Alors j'ai tourné la page mais il n'y avait rien derrière.

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