sur les quais

Par isab :: 13/05/2008 à 22:07

Sur les quais

Photo de Jean Michel Berts

Sur les quais je viens retrouver la Seine


Mon coeur affleure à chaque bercement du fleuve
Et s'accroche aux rives mouillées de brume
D'où naissent mes vagues
De grises mélancolies
Je rêve de ces paysages
A la tristesse un peu languide
De l'eau jouant sur des buttes de pierre.
Mon pas s'enlace à la sueur de tous ces pas
Qui foulérent une heure
Ces quais d'immobile blancheur.
La lumiére cherche mon visage
Tout palpite et tout meurt.

Des chansons se perdent dans le vent
Des musiques résonnent, j'écoute leur écho
Triste et dormant.
Ma jeunesse s'en va; ma jeunesse revient
Je ne sais plus quoi faire.
Je la garde, elle me perd.
L'amour tend ses bras lointains
A des alizées un peu songeurs.
Tout est sage. Tout est tranquille.
Oh! regardez au loin: c'est ma ville qui s'endort
Dans un crépuscule d'anges morts
Passants, éloignez vous.
Je veux pour moi seule cette agonie
Comme un sourire crispé
TRAVERSANT LE PONT, DE SES GEANTES AILES.

 

il dit

Par isab :: 13/05/2008 à 21:50

LE BLOG INFINI

J'écrivais ce soir calmement, car je ne regarde pas les écrits des autres. Puis je fus interpellé par ce blog qui s'intitule INFINI. Je suis allé errer de note en note comme un vagabond. Écrire autant de belles choses ne puise pas ses sources dans le hasard. Derrière toutes ces mots assemblés il y a une construction de vie qui ne relève pas du néant. Un conseil. Prenez votre grand bâton et une belle musique pour lire ces notes que j'estime être un ravissement.

blog que je tiens en parallele avec celui ci.

Signé: on peut essayer de faire mieux sur 20mn.fr

elle dit(bis)

Par isab :: 13/05/2008 à 12:21

ELLE DIT bis

Elle dit: j'ai le soleil sur mon visage, je fume une cigarette, j'ai une robe en mousseline qui couvre mes genoux, j'ai cinquante ans, je suis une femme. Je sais pourquoi je vis, je n'aime pas penser parce que penser c'est penser à la mort.
Elle dit: Le soleil du printemps est comme un gémissement, une caresse tout en douceur, impalpable et sereine. Etat de fête qui deviendra plus tard état de manque, désordre des goûts et des dégoûts pour le remplir.  Des corps, des mets, des mots. Amertume d'une cigarette, fraîcheur d'une bière, velours d'un vin capiteux, odeur d'un coulis de tomate au thym, desserts sans fin.
Gateau, cerise sur le gâteau, café, pause café et attente du soir.
Diner, donner à manger à sa faim, puis se couler dans des plaisirs à deux plus tard.
Trepigner dans l'impatience du bonheur, fuir le malheur des autres, regarder à la télèvision la douleur d'une mère devant la mort d'un enfant.
Ailleurs, la paix fait la guerre, les hommes sont en enfer.
Elle dit: je veux un soleil d'été, parce qu'il y a une heure j'avais froid. J'ai mal à la tête  et mal au coeur. C'est un mouvement d'humeur.
Elle dit: l'enfance me revient. Chaque matin, café crème et croissant.  Toute petite je n'aimais pas la douceur du chocolat au lait. Il me fallait de l'amertume, l'apreté de la douleur comme un effleurement du réél, comme un parfum de la vie sublimée.
Elle dit: je veux bien solder 20 ans de mes jours passés. Et 20 ans de mes jours à venir.
Il restera alors le temps de la fertilité, du bonheur, de l'insouciance, du voyage, de la rencontre.
Oublier l'ennui, mentir pour survivre. Ne pas vivre d'histoires ordinaires mais de jeux flamboyants.
Etre pour l'autre un mystère. Objet de désir insaisissable mais tous sens déployés.

citation de la lettre evene

Par isab :: 13/05/2008 à 6:19

L'homme a ce choix : laisser entrer la lumière ou garder les volets fermés.
[ Henry Miller ]

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