restaurant japonais

Par isab :: 11/06/2008 à 19:04

restaurant japonais

Ah, encore Paris. Oui les parisiens sont gâtés, car le restaurant que je vais vous recommander se trouve à Paris. Il s'appelle le KOKOHANA et se situe au 1 bis rue Jean Mermoz dans le 8ème ardt.
Cuisine japonaise de très grande qualité, avec des plaques chauffantes où un cuisiner avec une large toque, à l'air tout à fait japonais, découpe devant vous artistiquement, lègumes et viandes sur une très grande plaque chauffante, ce qui fait que le spectacle ne s'arrête jamais. Soit que vous mangiez ces délicieux légumes sautés, ces toutes aussi bonnes crevettes fraiches décortiquées et grillées devant vous avec cette sauce aigre douce qui vous transporte d'un seul coup de langue dans un orient  inconnu, soit que vous admirez la dextèrité de ses gestes, leur amplitude, leur précision _qu'il découpe, rassemble, partage, remet à neuf la plaque toute chaude pour vous offrir les saveurs les plus épurés. Puis vient un délicieux filet de boeuf sauté selon votre goût accompagné de champignons de Paris. Le mien était à point, tendre, gouteux, fondant, léger, délicieux. Une viande qu'on mange comme une gourmandise c'est assez rare pour être soulignée.  Et puis, l'accueil est agréable, les japonaises souriantes et gracieuses, et pour le fun ajoutez que l'on donne à chacun un grand tablier blanc au nom du restaurant ce qui entraine un petit rire de tous, échange spontané d'un moment heureux autour d'une grande table qui décidément ne vous rappelle rien d'autre. Plaisir du voyage en saveurs dont vous ressortez léger et ravi. Ou légère et ravie.

Un vrai bonheur.

 

au supermarché

Par isab :: 11/06/2008 à 13:45

Voila un lieu riche d'enseignement pour qui veut y voir autre chose qu'une corvée: le supermarché.
Regarder l'intérieur des paniers et regarder en même temps l'homme ou la femme qui l'ont choisi.Aucun panier ne se ressemble à l'image des êtres que nous sommes.
Je ne ferais ici aucune classification mais laisserais ma mémoire se souvenir pour moi de ce qu'elle a enregistré au fil des ans, et des jours de pluie comme aujourd'hui.
Ce soir, le panier d'un jeune homme célibataire. Sablés chocolat, sablés noisette, lait, tranches de poulet sous vide, bouteille d'eau gazeuse, fromage à l'ail et aux fines herbes. Jusque là rien de troublant. Panier gourmand, pas très équilibré, avec un maximum de chocolat pour se remonter.Hypoglicémie, ou efforts musculaires, ou simple besoin d'euphorie. Fixer le "fer" du temps. Pourtant deux anachronismes. Un triste, l'autre plus heureux.
Des crevettes sous vide, d'un rose anèmique, avec de méchantes dents au bout de leurs queues chétives.  Et tenus dans sa main, comme s'il cherchait à les sauver de la morosité de son repas solitaire, un bouquet de roses en bouton, qu'il allait peut-être offrir à une jeune fille, ou à sa mère, ou à lui même pour que sa table  prenne un air de vie.

Bien sûr j'imagine mais que faire d'autre? Je n'allais pas lui poser la question.
Dans la catégorie femme, vous trouvez la "ligth" avec fromage blanc à à 1O%, lait écrémé, biscottes allégès, pamplemousses, plus l'inoubliable "nana" au cas où !
Côté mère au foyer, impossible de tout vous raconter. Il y a du frais, du surgelé, des douceurs, de l'essentiel, du consolateur, du gourmand, de la propreté fée du logis, ect, ect. Mais je dois dire étonnant, jamais de préservatif.
Et si maintenant on regardait dans mon sac à provisions recyclé rose bonbon de chez Champion?
Non, on ne regarde pas dans les sacs de femme! Pour tout vous dire, je trouve trop ennuyeux de vous raconter ce que je fais et refais tous les jours.
Et bien voilà, la promenade est terminée.
La pluie tombe toujours, les lumières de la nuit s'allument, les volets se ferment, les salons ronronnent, les télèvisions michetonnent, les amoureux roucoulent, les jeunes parents attendent que leurs enfants se couchent. Une femme range sa vaisselle, une autre la sort. Un homme lit un livre, un autre le ferme. Dans les thêatres le rouge est mis, les souffles sont suspendus. Ailleurs on n'attend plus rien, ailleurs on espère encore. L'un meurt, l'autre naît.Il faudra bien que je m'arrête, encore qu'imaginer sans fin serait une bonne compagnie pour l'insomniaque.

citation de la lettre evene

Par isab :: 11/06/2008 à 6:45

Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu.
[ Françoise Sagan ]

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