On ouvre

Par isab :: 31/10/2008 à 18:03

On ouvre le parapluie sous la musique de la nuit
On ouvre le parachute sous le ciel de l'enfance
On ouvre un regard sur la main qu'on vous tend
On ouvre la danse sous les balcons de l'amour
On ouvre la nuit au jour qui s'en va
On ouvre le plaisir à la jouissance qui vient
On ouvre le cri à celui qui ne vous entend pas
On ouvre l'imagination à tous les saints d'esprit
On ouvre à tous les fous une guerre.
On ouvre  le sable sous nos corps
On ouvre la mer au vaste hyménée
On ouvre des caresses de pierre au coeur durci d'indifférence
On ouvre des chansons d'entreguerre aux gens d'autrefois
On ouvre des pages au livre de la vie
On ouvre des mystéres pour être plus secret
On ouvre des chaînes pour blesser la liberté
On ouvre des châles pour pleurer quelques larmes
On ouvre des balles au ventre des fusils
Onouvre des rêves aux tourments de la haine
On ouvre des fleurs sur des champs de béton
Mais on ouvre l'interdit à tous les interdits
Et l'enfer tournoie sous nos yeux indécents
Et l'étreinte du diable traverse nos jeux
On n'aura plus de paix nulle part.

comme

Par isab :: 31/10/2008 à 10:30

Comme une fleur  des villes
Comme une fille des ILS

Comme un soleil de nuit
Comme une lune d'ennui

Comme une danse
Comme unparfum
Comme un secret

Comme le Temps des Heures
Comme un air de langueur

Comme le rêve caressé
Comme la peau lassée

Comme un ciel se déploie

Comme  elle ne dit pas Merci
Comme elle ne dit pas bonjour

Comme elle a le coeur qui rit
Comme elle est une femme
Comme elle est Femme

au commencement

Par isab :: 30/10/2008 à 19:50

" Au commencement était le Verbe."
  Cette phrase, qui éclate dans ma mémoire traînant avec elle un parfum de délivrance et de fatalité, est sans doute le fondement même de ma passion.

Ecrire: tracer des mots sur une page, plaisir solitaire et volontaire qui précède en moi tout acte de réflexion, tout signe d'émotion.
Ecriture, ondulations dans l'espace, lignes courbes de l'imaginaire.
Reflets de vies, bordées de rêves...
Regard en soi, voyage en apesanteur dans le ciel sombre de l'oubli, soleils ressuscités de l'enfance qui nous éblouissent. Murmure insaisissable de l'écrit, lie de mots et de silences, signes troubles de la souffrance où s'échouent les non dits et les trop ressentis.
Désir de non contrainte, liberté de mentir, conjuguaison de temps imparfaits, confusions innatendues d'où émarge pourtant la volonté de suivre un chemin qui ressemble à la vie.

Alors apparaissent des décors, puis des personnages perclus d'invraisemblance mais avides de vérité.
Et cette jeune femme qui jouait encore hier à se faire plaisir, devient tout à coup un auteur, le révélateur de destins qui la dépassent, mordant âprement dans son identité, balayant les souvenirs, étirant les déchirures, dénudant les souffrances.
Et l'écriture devient alors un jeu de rôles incessant, un manège d'hommes et de femmes issus d'un seul être.
Et je deviens Eux: Claude l'insoumis, Isabelle la frigide, Morgan l'enfant roi.
Je leur prête ces désillusions d'un présent, traversé de joies et de peines, et ces instants volés où le rire est vainqueur.

Puis imperceptiblement, je reviens à moi.
Je voulais être fraternelle et je deviens solitaire. Cherchant dans les mots ces fleurs mélancoliques de mon âme que j'effeuille une à une, pétales d'encre qui tombent comme des larmes sur mon papier.

citations drôles

Par isab :: 30/10/2008 à 13:02

" Une femme est une spécialiste de l'amour

un homme un simple généraliste.

Helen Rowland.

 

"Je n'attendais pas grand chose de lui...
J'ai été comblée.
Laurence Tofu.

 

" L'homme: un chauffage d'appoint qui ronfle."

Rita Rudner.

 

"J'ai mis du temps à comprendre qu'on nous avait cambriolés.
Je croyais que c'était mon mari qui cherchait des chaussettes propres."

P. Carlson.

 

12:59 Lien

citation de la lettre evene

Par isab :: 30/10/2008 à 8:58

La meilleure façon de prédire l'avenir, c'est de le créer.
[ Peter Drucker ]

les artistes

Par isab :: 29/10/2008 à 21:03

ILs ont une fleur entre les dents
Et le sourire aux lèvres.
Ils portent une boucle d'oreille
Accrochée à leur rêve
Ils ont le coeur léger
Quand il n'est pas crevé,
Ils ont la larme drôle
Et la tendresse amère
Le vent souffle sur eux
Des chansons trop usés
Et leur offre des corps de Hasard
Hommes ou femmes qui passaient
Mains douces, mains frôlées
Dans la lumiére d'un été.
Ils errent avec le temps
au guet des feuilles mortes
Les années creusent sur eux
Des rides un peu trop tendres.
Ils ont  une histoire triste
Qu'ils bercent sur l'oreiller
et un remords qui persiste
Quand une guitare s'allume
Sur quatre notes désaccordées.
Ils sont ceux que l'on jalouse
Et ceux que l'on jette aux chiens
Les exilés heureux d'un monde pour eux seuls
Avec des mers sans pirates
Et des bateaux enchantés
Avec des crépuscules oubliés
Surgis du fond de leurs caresses

Ceux qui sont
Avec des chants tristes
Gavés de tendresse pour l'univers entier
Mes amis de tous les jours
LES ARTISTES...

VOUS texte de MARTIN CADEAU

Par isab :: 29/10/2008 à 18:39

Ca risque de durer assez longtemps pour que je redoute par avance de m'y ennuyer beaucoup. Tout continuera sans moi, je m'en agace déjà.
Absent, définitivement absent pour cause de décès. La seule excuse indiscutable.

Je ne pourrai plus jamais ouvrir un journal pour y découvrir ce que le monde aura encore engendré d'inattendu, de désespérant, ou réjouissant. De beau, de laid, d'infâme ou de lumineux.
Je ne pourrai plus jamais tremper mes tartines de confiture dans mon bol de café du matin. Sentir le parfum des herbes qu'en une poignée liée par du fil à coudre j'enfouissais dans le ventre vide des volailles à rôtir. Je ne pourrai plus plonger le nez dans le paquet de café fraîchement ouvert et m'en délecter dans un sourire.
Je ne pourrai plus jamais marcher dans les forêts crépusculaires. Sur les chemins d'aube encore mouillés de la nuit. Plus jamais me laisser surprendre par l'envol sec et subit des perdrix dérangées par mon pas. Plus jamais regarder les étoiles, allongé le dos nu dans l'herbe. Plus jamais m'inquiéter de mes obligations à venir, du travail encore à faire. De ce chantier qui n'en finit pas, que je m'étais pourtant juré de terminer au plus vite.
Je ne pourrai plus jamais réfléchir au prochain tableau à peindre. Plus jamais entendre le frottement du pinceau sur la toile tendue dans le silence des pierres et la calme lumière
du nord. Plus jamais retrouver cette odeur de l'oeuf dans mes couleurs. Cette odeur si âcre liée par je ne sais quel procédure mentale au lever du jour dardant ses premières lueurs par la verrière de l'atelier.
Plus jamais m'inquiéter du prochain texte à écrire. Ne plus éprouver cette impatience désirante mêlée à l'angoisse de ne plus "y arriver" cette fois. Plus me satisfaire immodestement d'y être parvenu encore une fois. Plus douter, comme à chaque fois, de l'intérêt de l'avoir fait.
Je ne pourrai plus jamais me perdre, immobile, dans les nuages du soir flottant au-dessus des sombres collines, l'esprit vide de ce monde et plein d'un autre. Croiser encore ces bêtes interdites devant moi : cerfs, chevreuils, biches, sangliers, lièvres, blaireaux, busards, hérons et hibous, au hasard de mes promenades solitaires.

Mais surtout, plus jamais je ne vous reverrai, vous que j'aurai tant aimés. A qui je n'aurai jamais assez dit l'amour que je vous portais. A qui je n'aurai jamais assez demandé pardon pour mes imperfections, mes humeurs maussades, mes emportements coupables, ma mélancolie tenace. Mes excès en toute chose. Mes manques récurrents. Mon incapacité à dresser l'animal obscur dont j'aurai été le repaire involontaire.
Vous souviendrez-vous que parfois je vous offrais ce que je croyais le meilleur de moi avec cette maladresse et cette distraction lunaire que l'âge avait presque fini par domestiquer ?
Vous souviendrez-vous de mon désir d'être. D'être quelqu'un de bien. De mon désir jamais assouvi d'apprendre jusqu'au dernier souffle la meilleure manière de marcher ? Vous souviendrez-vous ?...
Comme je voudrais me souvenir dans ma longue nuit froide de tout ce que vous m'aurez offert, vous que j'aimerai encore; vous, mes nourritures terrestres. Mes nourritures célestes. Mes étoiles rassurantes.
Vous que je n'aurai jamais assez embrassés.

etre une femme

Par isab :: 29/10/2008 à 9:22

Etre une femme

Etre une femme
Une femme seulement
Une femme pourtant
Etre troublant
Qui cache ses fêlures
Qui cache ses blessures
Qui font saigner l'azur...

Femme encore
Femme de dentelle
Qui souffle des rêves
Sans enlever ses jaretelles...

Femme
Fardée de mots
Ces mots miroirs
Où vivent d'autres regards

Etincelles de bonheur
Murmures d'instants
Où des amants
Viennent ceuillir
Ces airs d'antan

Du temps des demoiselles
Du temps des ritournelles...

Du temps des belles
Des belles d'antan.

citation de la lettre evene

Par isab :: 29/10/2008 à 7:44

Le commencement est la moitié de tout.
[ Pythagore

la trace

Par isab :: 28/10/2008 à 19:06

Le temps s'incline et le présent s'efface. Il nous reste la trace. Quelques mots jetés sur un papier, début ou fin de roman inachevé. Comme la vie si on y cherche un sens. Le roman, une unité pour soi, une entité de solitude où l'on invente les autres à partir deses souvenirs. Les souvenirs ne suffisent pas à nous faire aimer le présent quand il est répétitif et sans ouvertuure, sans rencontre, sans même quelque bizarreté du Hasard. Mais sans souvenirs comment exister? Que signifierait notre histoire si elle n'était pas traversée par cette trace mensongére ? Qui serions nous sans cette reliance? les souvenirs sont le creuset des émotions présentes, notre trop plein de mémoire, nos secrets d'enfance. Les souvenirs ravivés ou rééls ne sont pas des fantasmes. Ils n'aident pas à jouir mais à  nous donner une continuité dans une Histoire que traversent toutes les incohérences. Bonheurs et déchirures se cotoient à la fois image de notre force et de notre vulnerabilité.les souvenirs sont l'Unique de chacun, ce qui nous oblige à dépasser notre désespoir pour atteindre parfois cet inexplicable élan que l'on nomme Bonheur.

un conseil par jour pour connaitre les femmes

Par isab :: 28/10/2008 à 9:41

Regle n°1

 

 

   Les femmes aiment que les hommes leur fassent des compliments.
De 4 à 94 ans.

citation de la lettre evene

Par isab :: 28/10/2008 à 7:50

Filles de joie. La joie de qui ?
[ Benoîte Groult

le clown

Par isab :: 27/10/2008 à 18:49

 

                                                                   Le clown

Soir de lune. Lune d'argent. Regard, miroir. Ombres étranges. Un clown pleure, pleure sur le temps.
L'ennui cherche ses mouchards. Allez vous lui dire que le clown est triste? Le vent balaie ses larmes. Son coeur est une rose. Le silence ceint ses lévres rouges d'un baiser de glace. La scéne est éteinte. Cassette prie. Pour tous les enfants qui rêvent. Il entend encore leur rire, étreint leur innocence.
Le clown a mis ses pieds dans les nuages, ainsi la terre lui fait moins peur. C'est une grosse pastéque avec des graines de bonheur qui joue à l'amour comme à la guerre en faisant rouler les tonnerres. Elle s'en fout la terre des gens qui meurent comme des fleurs. C'est pour cela que le clown ne parle pas. Il joue tout seul. Devant son miroir en regardant la lune. Il a les mains pleines de caresses quand elle sourit. C'est son amante, la magicienne des illusions, la mére des âmes. Comme un fou il lui murmure des mots et se sent plus fort.
Il enléve son faux nez, ses larmes de cristal, sa bouche de pourpre.
Il est nu.
La fenêtre est ouverte. L'air est frais sur son visage.
C'est un air qui sent l'été l'amour et les jeux de la nuit.
Il sourit de son vrai  sourire.
A qui va t'il dire son secret?
Sa chevelure danse sur le soir.
Ses seins pointent vers le ciel
Cassette est une femme

elmojoworking (éditer / supprimer)

Superbe texte, j'aime beaucoup, la justesse des mots la mélancolie latente, mais surtout la poésie qui s'en dégage...
C'est curieux car je viens de de poster une série de dessins de clown...

Bises à toi isa.

citation de la lettre evene

Par isab :: 27/10/2008 à 8:02

La liberté de l'homme, c'est l'innocence.
[Alcuin

comédien

Par isab :: 26/10/2008 à 19:01

Comédien

Un_banc_face_a_la_mer Un homme qui se retire, voila ce que je suis !
Vincent serra ses mâchoires et se prit la tête entre les mains. Il avait une forte envie de pleurer. Une grande douleur l’envahissait, sa poitrine écrasée sous une angoisse palpable.
Un homme qui se retire !
Il marcha le long de la plage déserte, reçut l’embrun sur son visage, regarda la mer.
Il avait parcouru deux cent cinquante kilomètres pour la voir et voir cette aube sereine et douce, plongeant dans le reflux des vagues.
Il frissonna. L’air était vivifiant, dépouillé de cette chaleur moite qui tout à l’heure l’emplirait de dégoût. Il sentit monter cette fatigue chargée de désirs, pareille à une agonie.
Ses fantasmes le laissaient humilié, à moitié ivre, ruisselant sur le corps d’une femme impudique et grasse. Et lui qu’offrait-il ? Son sexe toujours dressé, douloureux, obsédant.
Il s’assit dans le sable encore humide et contempla l’horizon. Il lui sembla que tous ses rêves, cette ambition démesurée de puissance, cette recherche absurde de lui-même à travers les autres, et à travers eux tout cet absolu dont il ne comprenait pas le sens, tout s’arrêtait enfin.
«  Homme libre, toujours tu chériras la mer »
Ce vers de Baudelaire avait empli sa mémoire et il en éprouvait encore aujourd’hui sa justesse, avec cette nuance d’émotion qui était la sienne.
Liberté tu es ma vie, mais je sens dans mon regard et au delà de cette paix que je désire, l’amertume d’un homme qui vieillit. Déjà plus de révolte mais une lâcheté ordinaire, l’intuition cruelle de sa mort.
- Allez, secoue tes puces, vieux !
Cette maturité soudaine lui allait mal. Parce qu’il n’y rentrait aucun jeu, elle était donc contraire à sa nature de comédien. On peut se fuir jusqu’à cinquante ans, après on avance. Sans faux semblants, sans miroirs, sans lunes de miel, on va vers « elle »La mort, une certitude sur laquelle il est impossible  de rire, que l’on soit bouffon ou fou, saltimbanque honorable ou ridicule.

A cinquante ans, quel image donnait t’il de lui ?
Ce que l’on remarquait d’abord, c’était dans son regard un chatoiement de vert et d’or. Comme un murmure.
Le sourire aussi était charmeur, accentué par la concupiscence des lèvres.
Il y avait dans tout son visage, une sensualité presque féminine.
Sa silhouette était encore jeune, malgré ses bourrelets à l’estomac – signe de réussite sociale ou de médiocrité dans ses ambitions- Il aimait  la facilité des conquêtes rapides et la frivolité de désirs à peine vécus, comme des étincelles dans la nuit.

-Mais je suis un artiste, moi.
Il cria tout seul face à la mer. Il tira une cigarette de sa poche et essaya en vain de l’allumer.
L’air humide gênait sa respiration. Il continua à marcher , le pas las, et s’arrêta à nouveau .Il regarda sa montre : à peine 8 Heures. Qu’allait t’il faire de sa journée ?
Il ne supportait plus sa compagnie. Et il n’avait plus envie de jouer les séducteurs. L’acteur en lui était mort .Il n’en pouvait plus d’être un  personnage de comédie Il voulait enfin vivre, tout simplement.

attente

Par isab :: 26/10/2008 à 18:14

je suis belle éphémère

Par isab :: 26/10/2008 à 11:36

Je suis belle éphémère
Fleur légère
Ou feuille au vent.
Je suis la rose qu'on cueille
Du bout des dents...

Qui vit du souffle des caresses
Et qui meurt sans tendresse
Quand on me frôle avec les mots
Quand on me touche avec la peau
Pour connaître mon coeur.

Je suis belle éphémère
Fleur légère
Ou feuille au vent
Je suis la rose qu'on cueille
Du bout des dents.

Les noms de mes amants
S'écrivent dans le vent.
Eve des voluptés
Rêve des nuits d'été
Je suis la tête folle
Qu'on couche sur son épaule
Et ce regard pas sage
Qui se perd dans les nuages.Je suis belle éphémère
Fleur légère
Ou feuille au vent
Je suis la rose qu'on cueille
Du bout des dents...                                                                     A Françoise , qui aime aussi les éphémères. 

citation de la lettre evene

Par isab :: 26/10/2008 à 7:32

Les hommes ont ce don d'avoir des yeux et d'oublier de s'en servir.
[ David Mitch ell ]
Extrait de Ecrits fantômes

critique du livre "le fait du prince" d'Amélie Nothomb

Par isab :: 25/10/2008 à 17:24

J'ai lu le dernier roman d'Amélie Nothomb: le fait du prince. Livre un peu euphorisant, bati sur une intrigue invraisemblable, et qui reste surtout un plaidoyer pour le champagne. Qui devient le vrai héros de ce livre. L'histoire n'a pas grand intérêt, d'où la difficuluté de s'intéresser au sujet.. Reste quelques belles phrases, bien que clairsemées, un humour distrayant mais très léger, qui vous effleure sans jamais vous toucher.
Je dirais donc de ce roman qu'il est un passe-temps, au pays des rêves.  De l'argent inépuisable, et du champagne millesimé.

A oublier

autoportrait

Par isab :: 25/10/2008 à 14:12

Au matin t'es pas belle à voir
Le regard vide et les yeux cernés
La bouche pâle
Et les lèvres sans joie.

Le nez çà peut aller
Il a l'air gourmand
On sent bien qu'il est fait
Pour respirer les parfums
Des jardins oubliés
Et  les parfums des femmes poudrées.

A midi t'es plus humaine
Tes yeux sont rieurs
Tu leur a mis de la couleur
Tes cils recourbés
Font encore un peu poupée
Tes lévres redessinées
Ont le goût des baisers.

L'aprés midi tu t'ennuies
Ta beauté est passée
Sous le creuset de tes pensées
Le temps n'a pas de grâce
Les heures sont sans bonheur.
Tu n'es ni attendue ni clandestine
Ton regard ne dit que ta présence
Seuls tes souvenirs
Te font encore sourire.

Le soir t'es sans histoire.
Ta vie s'offre à ceux que tu aimes
Dans la douceur de l'habitude.
Aprés la cuisine
Âprés la vaisselle
Tu allumes la télé
Et quand rien ne te plait
Tu prends un livre
Et tu t'enivres.

Que tes passions sont lointaines
Et si tu en faisais un poéme?

Matin, midi, minuit
Le temps laisse ses traces
Sur ton visage démaquillé
Il est temps de dormir

Dans le mitan du lit
Un homme t'attend
C'est l'homme de ta vie
L'homme de ta vie.

 
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