Le sourire de Raphael
Raphael sourit à Laura. C' est dix ans de leur histoire que Laura reçoit ainsi, comme une brise légère où bruissent ses souvenirs et leurs instants de bonheur.
Laura sourit à Raphael. Il y a dans son sourire à elle plus de douceur, un peu de tristesse, beaucoup de nostalgie. Laura renvoie à Raphael ses blessures irisées par le temps, qui racontent les départs, les moments de séparations, les aller retours dans leur couple, avec les compromis qu'elle a du accepter pour ne pas le perdre.
Le sourire de Raphael est léger. Il a mauvaise mémoire. Il a oublié qu'il a fait souffrir Laura ou il ne l'a jamais su.
Aujourd'hui Raphael est heureux. Il vient d'atteindre son demi siècle, il a réussi sa vie. Un travail où on reconnait ses talents, deux enfants déjà élevés, une petite fille qui reste pour lui sa part de jeunesse.
Sentimentalement il a tout connu, tout accepté. Avoir aimé sa femme, puis adoré sa maîtresse sans quitter personne.Avoir aussi reçu tous les hommages de ces femmes inconuues qui le courtisaient, avec une discrétion attendrissante. Comme Laura c'était de son sourire qu'elles étaient amoureuses.
Un sourire qui dessinait une bouche si parfaite, et qu'elles recevaient comme une caresse. Un instant de lumière comme des petits cristeaux faisait s'emballer leur coeur, laissant tournoyer un impératif besoin d'amour.
Le sourire de Raphael n'était jamais de politesse. Il n'y avait en lui ni jeu ni duperie. C'était juste un joyeau,un reflet de soleil, le parfum d'un commencement.
c'était son premier sourire

C'était son premier sourire. Le printemps était revenu.
Cet hiver avait été si long, gris et lourd comme un manteau de peine.
Les jours si courts, la lumière pâle et froide, l'absence d'énergie avaient mis en sommeil son désir d'amour, sa fantaisie, et la façon parfois frivole qu'elle avait de prendre la vie. Goûter la paresse d'un instant au soleil, sentir la soie sur sa peau, découvrir sa jambe nue dans des escarpins noirs.
Maintenant elle allait redevenir elle même, se sentir en harmonie avec la nature et les mots qui décrivaient sa vie intérieure: vibration, légèreté, désir, couleur, joie.
La beauté se dévoilait dans les regards. La lumière vibrait comme du cristal sur l'or des blés. Les amandiers découvraient leurs parures.
Les jardins se remplissaient d'enfants, les bassins du Luxembourg laissaient flotter leurs drapeaux ivres, guidés par des mains innocentes.
Petite maxime en vers
Quand on a rien à faire
On a tout à défaire
Et c'est bientôt l'enfer.
Elisabeth Mesner
citation de la lettre evene
Illusions : affecter d'en avoir eu beaucoup. Se plaindre de ce qu'on les a perdues.
[ Gustave Flaubert ]
chercher
Chercher la lumière, chercher les premiers rayons d'un printemps paresseux. Mais chercher sans souci, sans ennui pas comme quand on attend un être ou une chose, avec impatience, déception, colère, regret. Chercher sans attendre, ni vouloir obtenir ou atteindre. Chercher dans le vague, dans le creux des rêves, au fond des rêves comme l'on interroge sa boule de cristal. Chercher ce que l'on voudrait entendre: santé, amour, bonheur, argent. Et aussi ce qu'on ne vous dira pas: moins de haine entre les hommes, moins de guerres, moins de malheur au qotidien.
Et puis vous vous dites: pourquoi ressasser les mêmes questions? Est ce que moi seule je peux quelque chose? Juste tenter d'en garder l'espoir.
Chercher à donner et à recevoir, une équation rarement atteinte, susceptible de tous les rejets, de toutes les rancoeurs, de tous les calculs mesquins et dérisoires. L'homme ne serait t'il que sa Valeur? Jusqu'à quand va t'on mépriser ceux qui voudraient croire en l'homme et le chanter?
Alors de guerre lasse, on ne cherche plus qu'une chose: être soi, rester soi malgré toutes les critiques, ne pas oublier son bonheur dans un coin de son sac, lui qui n'est ni transportable ni jetable
comme un objet. Mais si le bonheur n'existait pas? Alors je ne chercherais plus rien. Je ferais seulement semblant de vivre. Je soufflerais sur le âmes éteintes,sur les larmes séchées. Et j'en ferais un bouquet que je disperserais sur l'océan. Ainsi au fil de l'eau pourra boire à sa soif une humanité de poussières.
citation de la lettre evene
Le dimanche est ennuyeux parce qu'il est dimanche pour tout le monde.[ Georges Perros |
la légende de la femme
Une légende raconte qu'au commencement du monde,
quand Dieu décida de créer la femme,
Il trouva qu'Il avait épuisé tous les matériaux solides dans l'homme
et qu'Il ne disposait plus de rien.
Devant le dilemme et après une profonde méditation, voilà ce qu'Il fit.
Il prit la rondeur de la lune,
les suaves courbes des vagues,
la tendre adhérence du liseron,
le tremblant mouvement des feuilles,
la sveltesse du palmier,
la teinte délicate des fleurs,
l'amoureux regard du cerf,
la joie du rayon du soleil et
les gouttes des pleurs des nuages,
l'inconstance du vent et la fidélité du chien,
la timidité de la tourterelle et la vanité du paon,
la suavité de la plume du cygne et
la dureté du diamant,
la douceur de la colombe et la cruauté du tigre,
l'ardeur du feu et la froideur de la neige.
Il mélange ces ingrédients si divers, forme la femme et la donna à l'homme.
Une semaine après l'homme vint et lui dit :
Seigneur, la créature que tu m'as donnée me rend malheureux,
elle requiert toute mon attention,
ne me laisse jamais seul,
bavarde intensément,
pleure sans motif,
s'amuse à me faire souffrir
et je viens Te la rendre car JE NE PEUX PLUS VIVRE AVEC ELLE.
Bien, répondit Dieu et Il prit la femme.
Une semaine après, l'homme revint et lui dit :
Seigneur, je me sens très seul depuis que je t'ai rendu la créature que Tu as faite pour moi,
elle chantait et jouait à mon côté,
elle me regardait avec tendresse et son regard était une caresse,
elle riait et son rire était musique,
elle était belle à voir et douce au toucher.
Rends-la-moi car JE NE PEUX PAS VIVRE SANS ELLE.
....
P.S.
Envoie cela à toutes les femmes extraordinaires que tu connais
et à tous les hommes pour qu'ils ne doutent jamais
des femmes qui les entourent.
emprunté au blog d'Annecom
citation de la lettre evene
Atelier d'écriture
atelier d'écriture
J'ose espèrer peut-être à tort, que ceux qui viennent parfois me visiter, aiment autant que moi, lire et écrire.
Ceci n'est donc pas une petite note en passant, mais un vari désir de partager avec d'autres habitant Paris des rencontres dans le but d'écrire ensemble.
Même si il n'y a qu'une personne intéressée, qu'elle se manifeste.
Je redonne encore une fois mon email:
elisabethouzillou@noos.fr
qui suis je?
Je suis l'indispensable élan de ce siècle harcelé, perdu, avide.
Je suis ce qui s'étale sur tous les magazines, ce qui se paye à prix d'or, ce qui se vend à prix d'âme, ce qui s'échange contre des rêves de plus en plus fous.
Partout où je passe, les regards s'affolent. On veut me toucher, me posséder. Mais on veut aussi me faire peur. On dit que ce que je possède est rare et périssable.
C'est vrai, je suis peut-être matiére-première et boîte à idées. J'ai tous les droits, tous les pouvoirs. Je peux être garce, on me pardonne. Je rends "objet" les pauvres et les riches. Je ruine même les rois. Je fais le bonheur puis le malheur des couples.
Je suis le paradis et l'enfer. Je ne respecte rien et tout me sublime. L'amour se couche à mes pieds, la vie me rend grâce dans sa lithanie des souvenirs. Parler de moi prendrait trop de temps.
Avez vous deviné qui j'étais ?
citation de la lettre evene
j'aime la lune(image)
j'aime la lune
J'aime la lune ronde qui vient vers moi
Quand j'ouvre la fenêtre
Sur mes jours qui n'en finissent pas
D'être des jours et des jours,
Toi ma lune, mon amie d'insomnie
Qui me suit de ton regard
Indifférent ou inquiétant.
Au quart, je démarre
A la demie je suis déjà lasse
Mais la voila encore qui grossit
Comme un ventre de mère.
Elle est pleine ce soir
Alors les océans se déchaînent
Les hommes se prosternent
Les fous ont la Haine.
Et moi je suis ton Pierrot
Qui voit pleurer la lune
Quand la brume couvre ton sourire
D'un écrin de tristesse
Et j'oublie la sagesse
Et je deviens déesse.
citation de la lettre Evene
citation de la lettre evene
le bonheur
Un peu d'ombre, un peu de soleil, et du vent.
A ma mère
Tu me disais: "Quand je ne serais plus là, ne soit pas triste. Je ne veux pour toi que du bonheur".
Mère, tu me laisserais croire que les larmes n'existent pas, que la douleur n'est pas fille de la joie?
Insensée, celui qui tient la douleur éloignée. Sage, celui qui l'apprivoise avec tout ce que la v ie lui a laissé d'intact: l'amour du temps qui passe, l'amour d'un regard, l'amour des désirs, l'amour des enfants qui naissent et qui croissent, l'amour des nuits où l'on n'est pas seule.
Mère, ton absence fait partie du temps qui passe et je t'aime aujourd'hui réconciliée avec la douleur apaisée, dans les premiers rayons de soleil d'un printemps tardif.
Me revoilà vibrante à d'autres échos, sans jamais oublier le bruit de ta voix ou l'odeur de ta peau.
Je ne serais plus jamais l'enfant de personne, mais être la mère de mes enfants comble ce manque.
Il n'y a pas de vide où tu n'es pas, mais plein de souvenirs où s'écrit dans mon regard, la caresse de tes lèvres, la douceur de tes mains dans mes cheveux.
Etre grande un jour sans toi. Voilà la promesse que la vie nous exige à tenir face à la mort, sentinelle patiente qui éloigne avant de les rapprocher ceux qui s'aimeront éternellement.
citation de la lettre evene
brèves
Je n'aime pas les histoires mais seulement les rêves. Le regard d'une femme qui brille, le froisssement étoilé d'une chimére.
J'aime les mots bleus, ceux qui dansent comme une chevelure sur la musique glacée de la mémoire.
J'aime les caresses qu'offrent les hommes dans l'ombre quand les femmes sont nues.
J'aime les questions, pas les réponses.
Je m'appelle Germain. Germain Passereau mais il n'y a personne qui me connaît, personne qui m'applaudit.
Un piano joue pour moi une complainte.
Je n'ai pas d'humour et pas d'amour. Mais j'ai fini la page.
Bonjour ou bonsoir.
citation de la lettre evene
La culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale.
FRANCOISE SAGAN