Sur la place au soleil des hommes jouent. Avec des fèves sur des cartons de Loto. Comme dans mon enfance, on jouait avec des noyeaux d'abricots.
Temps du bonheur d'oublier le temps, de le dépasser, de le prendre à témoin pour un grand Decalage. Entre rêve et réalité, se laisser aller au Provisoire, créer l'instant sans but , s'offrir le vin des rires, les voix qui se répondent, les mains qui s'effleurent.
Vivante harmonie d'un grand père et de son petit fils, qui poussent le même cri de victoire. Joie dérisoire mais qui vaut un grain d'or dans la terre fertile de notre imaginaire. Celle qui nous permet d'aimer être vivant. Petite virgule dans l'infini du temps.